Le Nouvel Empire

Avec le début du Nouvel Empire (1543-1078 av. J.-C.), les cercueils de forme humaine se répandent. D’abord complètement blancs, ils deviennent ensuite noirs, avec des inscriptions couleur d’or, vers le milieu de la 18e dynastie. Dès cette époque, Nout, déesse ailée du ciel qui plane au-dessus du défunt, occupe une position centrale sur le couvercle.

À la 19e dynastie apparaissent les cercueils à fond jaune, une couleur qui évoque probablement la radiance solaire qui permet la renaissance du défunt, mais aussi l’or, la chair des dieux auxquels le mort est assimilé. Les décors sont enduits d’un vernis qui, en s’assombrissant, a transformé les rouges rutilants en bruns et les bleus éclatants en verts ternes.

C’est également à cette époque qu’apparaissent les premières « planches de momies », des sortes de couvercles très aplatis, placés à l’intérieur des cercueils, en contact direct avec la momie du défunt.

Au début de l’époque ramesside, quelques couvercles de cercueils et planches de momie montrent le défunt non plus comme un mort momifié, mais en tenue des vivants, vêtu de luxueuses tuniques de lin plissé, et coiffé de perruques raffinées à multiples couches de mèches.

Les sarcophages et les cercueils du Nouvel Empire restent l’apanage des grands dignitaires, qui constituent une petite minorité de la population. Cependant plusieurs sites ont livré des cercueils en terre cuite, de facture très peu classique mais dont les décors s’inspirent des cercueils réservés à l’élite dirigeante. A l’évidence, ce matériau trivial, produit localement, permettait à une population moins aisée d’avoir accès, elle aussi, au royaume d’Osiris.

 

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