De la Préhistoire à l'Ancien Empire

Le cercueil est né en Égypte à la fin de la préhistoire, à l’époque dite « prédynastique » (4500-3100 av. J.-C.). Les corps sont alors déposés en position fœtale, les genoux ramenés sur la poitrine, dans des fosses ovales creusées à même le sol, et entourés de quelques objets de mobilier funéraire. Peu à peu cependant, la tombe va s’agrandir et ses parois vont se garnir de planches de bois ou de matières végétales, parfois colorées. La célèbre « tombe 100 » de Hiérakonpolis nous a laissé des fragments de peinture murale sur enduit datant de vers 3.500 av. J.-C. !

Dans cet espace rectangulaire qui s’étend et se développe, le cercueil en bois ou en céramique va progressivement remplacer les premières enveloppes en peaux d’animaux ou en nattes de roseaux. Les tombes royales des premiers pharaons à Abydos (3100-2700 av. J.-C.) sont de véritables complexes souterrains en terre, en bois et en briques crues qui préfigurent les tombes construites de la période suivante.

À l’Ancien Empire (2700-2200 av. J.-C.), la pierre fait son apparition dans l’architecture funéraire avec la construction des innombrables pyramides et mastabas. Les premiers sarcophages apparaissent également. C’est à cette époque que les cercueils s’allongent. L’apparition de la momification oblige désormais à y placer le corps en position allongée. La décoration se réduit le plus souvent à quelques lignes de textes ou à des motifs de portes ou de redans agrémentés parfois de symboles tels que l’œil oudjat.

 

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