Les collections des MRAH sont étonnantes : non seulement elles contiennent des trésors mondialement connus mais elles se composent aussi de pièces inattendues et émouvantes comme par exemple la collections de vues d'optique. Plus de 400 gravures ont fait l'objet d'un don de Charles Lefebure en 1943. Elles n'ont été qu'exceptionnellement exposées au public. L'idée était donc née de les sortir de l'ombre et d'en montrer une sélection.
Qu'entend-on exactement par vues d'optique ? Il s'agit d'une gravure, en noir et blanc ou coloriée, faite pour être vue à travers un appareil qui en accentuait la perspective. À l'époque de leur création, les gens voyageaient très peu. Les vues d'optique fournissaient une occasion d'évasion et de rêve d'autant que certaines permettaient des effets d'illumination.
L'exposition rassemblait une soixantaine de ces vues éditées à Londres, Bruxelles, Augsbourg et Paris. On y retrouvait l'ambiance de l'époque : carrosses, badauds et charlatans animant les places bordées de bâtiments que l'on identifie très exactement. Bruxelles était évoquée avec les nombreux aménagements effectués entre 1750 et 1780 (place Royale, place des Martyrs, palais de Laeken par exemple) ainsi que Gand, Anvers, Tournai, Spa.
Sur base de pièces issues des collections des MRAH, complétées par celles du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque royale, des Archives de la Ville de Bruxelles, du Musée du Cinéma à Bruxelles, de la Stadsarchief Gent, du Stadsmuseum De Bijloke à Gand, de la Cinémathèque française de Paris et des collectionneurs privés, cette exposition illustrait les différents moyens trouvés pour rendre la perspective car, en plus des vues d'optique et de leur "boîte", le visiteur découvrait les petits théâtres découpés et les polyoramas panoptiques, en quelque sorte la 3D des XVIIe et XVIIIe siècles !
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