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Antiquité
MISSION ARCHÉOLOGIQUE BELGE À EL-HOSH (HAUTE-ÉGYPTE)
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Aux mois de mars et avril 2004, les MRAH ont entrepris une deuxième mission à El-Hosh en Haute-Égypte, dans le but de poursuivre l'étude des gravures rupestres préhistoriques. Cette campagne a été financée par le Fonds voor Wetenschappelijk Onderzoek -Vlaanderen.

 
Pièges à poissons et bovidés
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La première mission, menée en 1998, avait déjà permis de localiser des dizaines de sites comportant des milliers de figurations. En datant le "vernis" qui recouvre les dessins, nous avons pu déterminer que les plus anciens d'entre eux, dont plusieurs semblent représenter des pièges à poissons, seraient antérieurs au 6e millénaire av. J.-C. Nous sommes donc en présence de la plus ancienne expression artistique d'Égypte.
La récente mission a mis à jour nombre de nouvelles gravures rupestres. Mais la découverte la plus spectaculaire eut lieu sur le site d'Abu Tanqurah Bahari, où diverses représentations de bovidés - exécutées dans un style inhabituel, proche de celui de Lascaux - sont considérées comme très anciennes (vers 8000 av. J.-C., voire antérieures ?) sur base de l'intensité de leur patine. En 1962-1963 déjà, des dessins semblables avaient été signalés au Gebel Silsila, plus au sud. La poursuite de la recherche devrait préciser leur âge.
 
Une tombe importante
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Des fouilles menées dans trois abris sous roche aménagés à proximité immédiate des gravures ont livré du matériel archéologique qui prouve que la région fut très fréquentée au cours des temps prédynastiques et au début de l'époque pharaonique. Les vestiges les plus anciens (vers 4000 av. J.-C.) datent de la période de Badari ou Nagada I. Hélas, aucune trace ne permet d'établir un lien quelconque avec les auteurs du plus ancien art rupestre d'El-Hosh.
La découverte fortuite d'une tombe préhistorique intacte datant de la période de Nagada II (vers 3500-3400 av. J.-C.) fut un événement exceptionnel. Outre le squelette d'une femme, la tombe contenait un certain nombre d'objets, parmi lesquels quelques coupes élégantes et un petit vase excessivement rare, décoré de représentations peintes de bateaux, de personnages féminins et d'oiseaux. Quoi qu'il en soit, cette tombe atteste l'existence d'un cimetière préhistorique inviolé et les recherches effectuées sur ce site très prometteur seront poursuivies fin 2005 (en collaboration avec l'American University in Cairo et l'Universiteit Gent). Un financement à ce sujet a été accordé par la Politique scientifique fédérale.

  

 
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