Saviez-vous qu'en 1817, l'Eglise avait fait interdire la production de montres de poche érotiques ?

Dès la fin du XVIIe siècle, les peintres émailleurs se lancèrent dans la création de décors suggestifs, destinés à une clientèle masculine. Alors que d’affriolantes jeunes femmes, à moitié nues, ornaient les boîtiers, des scènes beaucoup plus osées, voire franchement pornographiques, prenaient place à l’intérieur des cuvettes ou dans des logettes secrètes dissimulées par un cache mobile. Les modèles les plus perfectionnés mettaient en scène des automates dont les ébats, accompagnés par la sonnerie d’un carillon, se répétaient à heure fixe.

Cette mode prit une telle ampleur que l’Église, qui bien entendu, réprouvait fortement ce genre de gadget licencieux, parvint, en 1817, à en faire interdire la production. Certaines montres furent alors saisies pour être détruites. D’autres ne durent leur salut qu’au grattage minutieux de leur décor érotique.

 

Montre de gousset polissonne
Portrait de jeune fille masquant une scène pornographique (grattée par pudeur)
Cadran et mouvement, signés Breguet et fils
Paris ou Genève, vers 1800-1810
Mécanisme en acier et laiton doré, aiguilles en laiton, boîtier en cuivre doré, médaillons émaillés
Legs Godtschalk, 1915
Inv. G.883

À voir dans l'exposition Once upon a time jusqu'au 17 septembre 2017.