Retable Saint-Georges

Des boîtes à images dans les églises médiévales

Dans les églises médiévales, les retables donnaient vie aux scènes religieuses, telles que le chemin de la Passion du Christ ou les légendes des saints patrons. Le fidèle ne pouvait admirer ces scènes habilement sculptées que durant les fêtes. On ouvrait alors les volets, toutes ces belles choses devaient faire une impression foudroyante et, surtout, pousser le croyant à la dévotion.

Le martyre de Saint-Georges

Saint-Georges fut torturé sept fois à cause de sa foi. Les tableaux de bois illustrant ce martyre sont spectaculaires. Les compositions sont claires, les personnages semblent figés en pleine action et sont très expressifs. Le grand nombre d'accessoires barbares et les caricatures font des 'méchants' tel que l'empereur Dioclétien de parfaites représentations du mal. Saint-Georges, par contre, représente le héros : son corps est beau, son maintien noble et son expression héroïque.

Une commande de la guilde des archers de Louvain 

La guilde des archers de Louvain commanda le retable pour la chapelle Onze-Lieve-Vrouw-van-Ginderbuiten. Comme le retable était placé sur un autel sur le côté droit de la chapelle, il se lit de droite à gauche. Les membres de la guilde pouvaient l'admirer pendant les fêtes carillonnées lors de la procession vers l'autel principal.

Jan Borreman 'le meilleur tailleur d'images' de Bruxelles

Le retable de Saint-Georges porte la signature de Jan Borreman, sur le fourreau de l'épée d'un des personnages. C'est la seule oeuvre conservée à ce jour qui peut être attribuée, avec certitude, au célèbre sculpteur bruxellois. Le retable fut terminé en 1493 et est un des chefs-d'oeuvre parmi les retables du gothique tardif.