Project NACIP – National Archaeology Collections Inventory Project

L’inventaire et la conservation de collections sont deux missions fondamentales incombant aux musées, et sur lesquelles reposent toutes les autres activités muséales. Or, à l’heure actuelle, l’état des réserves communes de la section « Archéologie Nationale et Préhistoire Général » des Musées royaux d’Art et d’Histoire, est alarmant. Ces très riches collections contiennent des artéfacts en céramique, bois, métal et pierres, recueillis par les Musées depuis 1835, et couvrent les périodes préhistorique, gallo-romaine, mérovingienne, médiévale et post-médiévale. Au total, plus d’une centaine de milliers d’objets sont stockés sans inventaire adéquat et toutes les périodes mélangées. Le mauvais état des réserves rend la gestion des conditions climatiques impossible et ne permet pas d’assurer une conservation efficiente des objets ni de prévoir les restaurations ad hoc.

Un audit ministériel, publié en 2009, avait déjà signalé l’état préoccupant de ces collections. Plusieurs priorités y avaient été formulées, comme la gestion des collections, la réalisation des inventaires globales et uniforme ainsi que la rénovation des réserves afin d’empêcher la dégradations des artefacts.

À cet effet le projet NACIP (National Archaeology Collections Inventory Project) vise à palier aux différentes lacunes et à répondre aux constats soulevés en 2009. Les priorités du projet sont la revalorisation des collections, ainsi que l’ouverture de ces dernières vers le monde scientifique, tant sur le plan national qu’international, et vers le public par le biais d’activités pédagogiques et/ou des expositions.

Le NACIP prévoit :

- Une meilleure connaissance des collections par l'identification et le classement de tous les objets par période et par endroit de trouvaille ;
- La mise en place d’un nouvel inventaire numérisé, en tenant compte des inventaires existants ;
- La réhabilitation des réserves afin de maîtriser et d’endiguer les dégradations des objets et ce conformément aux critères actuels de conservation ;
- La démarche d’une discussion juridique concernant l’éventuel retrait ou destruction de certains objets déterminés sans valeur tant sur le plan scientifique qu‘esthétique ;
- Le reconditionnement des objets de manière organisée et réfléchie ;
- Rendre accessible les réserves aux autres institutions scientifiques (musées et universités) impliqués dans les programmes de recherche concernant les périodes susmentionnées ;
- Répondre, enfin, aux normes imposées par le ministre responsable, tel que mentionné dans l’audit de 2009.