Pou Hakanononga

Statue de Pou Hakanononga
Ahu o Rongo (île de Pâques)
Fin XIIIe-XIVe siècle
Andésite massive ; H.273 cm
Inv. ET.35.5.340

Les statues de l’île de Pâques (Rapa Nui) ont largement contribué à la célébrité de cette île isolée du Pacifique Sud. Elles représentent  des ancêtres divinisés ou des dieux domestiques. La Belgique a le rare privilège d’en posséder une, reçue en 1935 des Pascuans et du gouvernement chilien, à la suite d’une expédition scientifique organisée par le Musée de l’Homme à Paris et les Musée royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles. Ce colosse de 273 cm de hauteur a été sculpté il y a sept siècles, selon les analyses radio carbone menées sur du charbon de bois associé aux fondations du podium en pierre sur lequel il se dressait autrefois. Il porte le nom de Pou Hakanononga, ce qui pourrait se comprendre comme le « dieu des pêcheurs de thons ». Cette appellation est assez récente et relève, non pas du rôle que la statue devait tenir à l’origine, mais de la renaissance culturelle de l’île de Pâques qui survint après le quasi-génocide du XIXe siècle.

La civilisation pascuane est réputée avoir été détruite par des guerres, consécutives à une catastrophe écologique ayant entraîné famines et destructions violentes des monuments. Telle est la théorie la plus courante. Depuis 2001, les MRAH et l'Université de Gand mènent des fouilles innovatrices à l'île de Pâques. Les résultats de ces missions archéologiques permettent d'entrevoir une tout autre réalité. En savoir plus

Retrouvez également cet incontournable sur notre catalogue en ligne Carmentis et dans la publication Les Incontournables du Musée du Cinquantenaire parue chez Ludion, en 2015.