Les estampes japonaises

Intéressé par les estampes japonaises ? Fin mars 2014, les Musées royaux d'Art et d'Histoire, situés dans le Parc du Cinquantenaire, organisent une grande exposition sur les chefs-d'oeuvre de leur collection d'estampe japonaise : Ukiyo-e, chefs-d'oeuvre de l'estampe japonaise.

Les Musées détiennent un patrimoine exceptionnel : leur collection d'estampes japonaises. La fraîcheur remarquable de nombreuses épreuves et l'extrême rareté de certaines leur valent, après un long oubli, une notoriété internationale tout à fait reconnue depuis les années 1970. Cette collection totalise aujourd'hui environ 7.500 planches portant 362 signatures différentes, prestigieuses et méconnues, à côté de 300 autres restées anonymes. Elle offre ainsi une source importante de recherche pour les spécialistes et constitue un objet inépuisable d'admiration pour l'amateur.

Deux dates - 1889 et 1905 - et deux personnalités - le célèbre marchand et promoteur de l'Art Nouveau Siegfried Bing (1838-1905) et l'amateur belge Edmond Michotte (1831-1914) - ont présidé aux brillants débuts de cette collection. En effet, 1889 vit le premier achat important d'estampes par le gouvernement belge : un lot de 266 pièces, achetées chez S. Bing sur le conseil d'E. Michotte. Avec l'acquisition de la collection E. Michotte en 1905, les Musées se trouvèrent d'un coup pourvus de 4.666 autres planches.

Hélas, ce fonds, si important à la fois par sa qualité et sa quantité, ainsi que par le nombre d'artistes représentés, est resté peu accessible au public. En effet, la fragilité constitutive des oeuvres a restreint jusqu'à présent leur exposition à de rares occasions. Mais, depuis l'ouverture du Musée d'Art japonais, la collection est dorénavant visible en permanence, mais partiellement, par le biais de rotations courtes et régulières.