Les estampes japonaises

Un trésor caché

Les Musées détiennent un patrimoine exceptionnel : leur collection d'estampes japonaises. La fraîcheur remarquable de nombreuses épreuves et l'extrême rareté de certaines leur valent, après un long oubli, une notoriété internationale tout à fait reconnue depuis les années 1970. Cette collection totalise aujourd'hui environ 7.500 planches portant 362 signatures différentes, prestigieuses et méconnues, à côté de 300 autres restées anonymes. Elle offre ainsi une source importante de recherche pour les spécialistes et constitue un objet inépuisable d'admiration pour l'amateur.

Deux dates - 1889 et 1905 - et deux personnalités - le célèbre marchand et promoteur de l'Art Nouveau Siegfried Bing (1838-1905) et l'amateur belge Edmond Michotte (1831-1914) - ont présidé aux brillants débuts de cette collection. En effet, 1889 vit le premier achat important d'estampes par le gouvernement belge : un lot de 266 pièces, achetées chez S. Bing sur le conseil d'E. Michotte. Avec l'acquisition de la collection E. Michotte en 1905, les Musées se trouvèrent d'un coup pourvus de 4.666 autres planches.

Les plus belles de ces estampes sont à admirer au Musée du Cinquantenaire dans l'exposition temporaire Ukiyo-e - Les plus belles estampes japonaises, jusqu'au 12 février et les trois week-ends qui suivent.