Le Moyen Empire

Les cercueils du Moyen Empire (2064-1797 av. J.-C.) sont quadrangulaires, avec des couvercles plats ou voûtés. Ils sont souvent en bois de piètre qualité ou, plus rarement, en cèdre. Les sarcophages en pierre sont réservés aux sphères supérieures de l’élite dirigeante, et aux membres de la cour royale.

Des formules d’offrandes adressées à des divinités funéraires courent en haut des côtés, ainsi qu’au centre du couvercle, et une paire d’yeux est peinte sur une des faces. Ainsi, le défunt, couché sur le côté gauche, son visage à hauteur de ces yeux, peut assister à l’apport des offrandes dans la chapelle de sa tombe et admirer, chaque matin, la renaissance du soleil.

Au fil du Moyen Empire, le nombre des colonnes de textes augmente constamment. Elles qualifient le défunt de « bienheureux » (imakhou) auprès des divinités qui lui garantiront l’accès à l’Au-delà. Le motif de la « fausse porte », lieu de passage magique entre le monde des vivants et le Monde des Morts , se démultiplie également.

L’innovation la plus importante du Moyen Empire est l’apparition de décors à l’intérieur des cercueils. Ce sont notamment les « Textes des Sarcophages », dérivés des anciens « Textes des Pyramides », mais aussi les « frises d’objets », véritable catalogue illustré de tout ce dont le mort aura besoin dans son voyage vers l’autre monde.

Enfin, c’est au Moyen Empire qu’apparaissent les premiers cercueils de forme humaine. Ils sont peints en blanc, comme des momies enveloppées de bandelettes, et leur apparence doit affirmer l’assimilation du défunt à Osiris.

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