La Troisième période intermédiaire

La majorité des cercueils de la 21e dynastie proviennent de la « Deuxième Cachette de Deir el-Bahari » qui abritait les membres du clergé d’Amon de Karnak et leurs familles.

Généralement, les défunts bénéficient de deux cercueils emboîtés, à fonds jaunes, ainsi que d’une planche de momie posée directement sur le corps. Les décors des couvercles et des planches de momies comportent de nombreux motifs en relief, moulés dans le stuc puis peints, probablement afin d’imiter des ornements incrustés.

Au fil de la 21e dynastie, les décors des cercueils deviennent plus foisonnants, comme si les décorateurs étaient animés par une sorte d’ horror vacui. Les scènes des couvercles proclament la renaissance solaire du défunt, tandis que les cuves se couvrent de scènes inspirées du Livre des Morts, qui décrivent le cheminement du mort vers l’Au-delà.

A la 22e dynastie, la couleur jaune est abandonnée au profit de coloris plus clairs. Les décors sont simplifiés et organisés de manière rigoureusement symétrique.

Les cartonnages momiformes constituent la plus importante innovation de cette époque. Placés à l’intérieur des cercueils, peints de coloris rutilants, ils sont faits de couches de lin mêlées à du plâtre. La momie y était insérée, soit par l’arrière soit par les pieds.

Vers la fin de la Troisième Période Intermédiaire, un petit piédestal fait son apparition sous les pieds des cercueils. Ceux-ci devaient en effet être redressés devant la tombe lors des funérailles, afin que la momie puisse bénéficier des rituels indispensables à la vie dans l’Au-delà.

 

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