L'époquie ptolémaïque et romaine

Avec la période ptolémaïque (332-30 av. J.-C.), puis l’intégration du pays dans l’imperium romain (30 av. J.-C.), les usages funéraires connaissent de très importantes mutations. Pendant toute cette époque, la production de cercueils momiformes se poursuit, mais leur qualité va en diminuant au fil du temps.

Les momies ptolémaïques sont souvent gainées dans des cartonnages à multiples couches, parfois divisés en plusieurs éléments, dont un masque au visage doré. A l’époque romaine, les cartonnages momiformes sont souvent constitués de papyrus recyclés, et leurs décors mélangent des motifs pharaoniques et hellénistiques.

Depuis l’époque saïte, les sarcophages momiformes ou rectangulaires en pierre, particulièrement monumentaux, connaissent un nouvel essor, qui se poursuit jusqu’au IIe siècle avant J.-C. Leurs décors mythologiques complexes, exécutés en reliefs très raffinés, constituent parfois de véritables traités de théologie, comme s’ils s’inspiraient des reliefs des grands temples contemporains.

Avec l’époque romaine, la conception du rôle de la momie et de ses contenants se modifie profondément. En effet, les corps des défunts restent parfois pendant de longues années parmi les vivants. Les momies, destinées à être admirées, bénéficient de traitement très sophistiqués et les visages se couvrent de masques en stuc doré ou en plâtre peint, de style hellénistique, ou des célèbres « portraits du Fayoum », enserrés dans les bandelettes, et qui permettent aux vivants de contempler, comme à travers une petite fenêtre, la physionomie du défunt.

Si les premiers chrétiens d’Égypte pratiquent encore occasionnellement la momification des corps, la fabrication des cercueils et cartonnages s’étiole et finit par disparaître totalement.

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