EXPOSITION PASSÉE : Tapisseries du temps de Charles Quint

Ve 22-05-2015 - Di 30-08-2015

Le Musée du Cinquantenaire organise une petite mais exceptionnelle exposition de tapisseries bruxelloises autour d’une des œuvres les plus connues de sa collection. Cette tapisserie représente une scène en lien avec la légende de la statue de Notre-Dame du Sablon, légende qui est à l’origine de l’Ommegang bruxellois. Sur l'oeuvre, on distingue, entourés par une cour fastueuse, plusieurs membres de la famille archiducale qui régnait au début du XVIe siècle sur les Pays-Bas. Au centre, on reconnaît le jeune Charles de Habsbourg. Lui et son frère Ferdinand s'avancent en procession, portant sur leurs épaules la statue miraculeuse de Notre-Dame. En 1530, ce même Charles sera couronné empereur romain germanique et sera connu plus tard sous le nom de Charles Quint. La tapisserie fut tissée à Bruxelles aux environs de 1516-1518, d'après un projet du peintre Bernard van Orley. Elle faisait partie d’une « chambre » de quatre tapisseries, qui furent hélas séparées par les aléas du temps. L’exposition, organisée à l’occasion du « Carolus V Festival 2015 », permettra de les réunir à nouveau !

Une des pièces sera empruntée au Musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg et une autre à la Maison du Roi à Bruxelles.

La quatrième tapisserie, qui est en fait la première si on considère l'ordre chronologique du récit illustré par cet ensemble, fut jadis mise en pièce, et on n'en conserve que des fragments. Le plus important de ceux-ci, la pièce centrale de la tapisserie, appartient également aux collections du Musée du Cinquantenaire et n'a jusqu'à présent jamais été exposé ! C'est devenu possible grâce à sa restauration, exécutée par l'Institut royal du Patrimoine artistique grâce au soutien financier du Fonds René et Karin Jonckheere, géré par la Fondation Roi Baudouin.

À l'occasion de cette exposition, le Musée du Cinquantenaire présentera en prime deux autres tapisseries de la première moitié du XVIe siècle. Ces deux oeuvres sont particulièrement remarquables, notamment en raison de leurs dimensions hors du commun. La première appartient à la KBC Bank et provient d'une suite de tableaux consacrés à la vie de l'apôtre Paul. Elle fut tissée à partir d'un carton de Pieter Coecke van Aelst. La deuxième représente le Jugement dernier, probablement réalisée sur base d'un projet de Colijn de Coter. Cette tapisserie fut restaurée par la Manufacture royale de Tapisseries De Wit, également grâce au Fonds René et Karin Jonckheere. Elle restera temporairement au Musée du Cinquantenaire, dans l'attente de son retour au Worcester Art Museum aux États-Unis.

Le prix d'entrée de l’exposition comprend l'accès aux collections permanentes du Musée, un beau catalogue illustré de l'exposition, et pour les enfants le livret 'Charles Quint et la statue miraculeuse', véritable quête familiale dans et autour de l'exposition.