08-03-2017

Pour fêter la Journée internationale des droits de la femme, notre musée met en avant la figure féminine légendaire de Zénobie, à découvrir à travers nos collections.

Cléopâtre de l’Orient, Zénobie sera une figure controversée au cours des siècles. Les uns la louent pour ses qualités de guerrière, sa vaillance, sa culture, son raffinement et sa vision de l’Orient. Les autres la condamnent pour son ambition, son goût du pouvoir et du luxe. Son image sera souvent utilisée comme symbole de la lutte entre Orient et Occident .

Un tel destin inspirera de nombreux opéras, tragédies, peintures, sculptures….

Au musée du Cinquantenaire, plusieurs œuvres contemporaines de Zénobie sont présentées dans nos collections proche-orientales. Nous exposons également quatre prestigieuses tapisseries de la deuxième moitié du XVIIe siècle qui racontent le mariage et la défaite de cette héroïne, dans un style dramatique à la Rubens. Outre le fait exceptionnel d’avoir pu conserver dans une même collection plusieurs pièces d’une même série et de pouvoir les suspendre à la façon d’une chambre de tapisseries, la préservation des couleurs est elle aussi remarquable.

Née au début du IIIe siècle ap. J.-C.,  Zénobie épouse Odenat, roi de la  grande cité caravanière de Palmyre (Syrie), adversaire des Perses Sassanides et vassal de Rome. Suite à l’assassinat de ce dernier en 267, elle prend le pouvoir et donne le titre d’Augustus à son très jeune fils. Elle étend sa domination depuis l’Anatolie occidentale jusqu’au delta du Nil en Égypte et entreprend de fonder un empire d’Orient autonome. Le nouvel empereur romain Aurélien met un terme à son expansion et les armées de Zénobie capitulent à Palmyre en 272. Zénobie, faite prisonnière, aurait été déportée à Rome pour y être exhibée lors du triomphe d’Aurélien. Commence alors la légende de la « Reine de Palmyre » .